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Mercredi 2 septembre 2009
ALFRED, guide patenté, te rencarde mon ami(e).

Quoi de neuf en Novembre ?
La première mondiale du nouveau spectacle "Vian à voir et à z'entendre" a eu lieu à Talant. C'est donc reparti. Les dates des représentations seront à picorer dans l'agenda.

Par ailleurs, le numéro de la revue de décembre est clos. Et riche, mais le sommaire sera bientôt en ligne...
L'actualité en ce qui concerne la revue, ce serait presque les numéros de mars et de juin 2010, sachant qu'en juin nous souhaitons réaliser un numéro axé sur l'écriture féminine, parce que nous constatons que le dernier numéro (septembre), le prochain (décembre) et - pour ce que nous en savons - le suivant (mars) privilégient sans aucune préméditation pourtant les écrits d'auteurs masculins.
Peut-être serait-il bon de préciser que nous recevons les propositions pour la revue à l'adresse suivante ( Florilège - Rédaction B.P. 65 - 21021 Dijon Cedex).
 
Fin novembre, vous pourrez rencontrer des membres des Poètes de l'Amitié au salon du livre de Dijon ( voir agenda).

En ligne quelques éléments concernant les Rencontres de Beaune d'octobre dernier. Une fameuse cuvée dont les bons crus ont nom Guy Goffette et Graeme Allwright ( voir albums photos).

Et 2 interrogations supplémentaires qui font 4 (voir ci-dessous).



 
 


Ci-dessus l'abominable vidéo qui vous permet de goûter au talent musical de Louis Lefebvre. Louis enregistre en ce moment un sixième C.D.

Et ci-dessous, une plage extraite du concert enregistré par Roland Lombard l'an dernier dans une grange en Morvan ( à Saint Martin de la Mer, chez Gaspar).









Et puis, voilà que je m'interroge, voyez-vous ! (4)

Moi, je n'ai rien contre le fait que les Prix Goncourt soient des petits jeunes gens propres sur eux. Il en va de l'image de la France pour les siècles des siècles, et ça, c'est pas du pipi de chat. Mais je m'interroge sur l'aspect pratique de la chose...
On a déjà vu avec l'affaire Mitterand que le difficile à gérer, c'est la période aval de toute vie. Qu'en savait-il ce pauvre Frédéric que tout soudain, parce qu'il était devenu ministre, on allait lui ressortir à charge un ouvrage pour lequel on lui avait abondamment tapé sur l'épaule auparavant ?
Alors, je suggère au ministre qui regrette tant que la désormais célébrissime N'Diaye ( entre nous, elle n'a pas vraiment attendu les Goncourt pour se faire un nom...) ait dérapé naguère dans ses propos, plusieurs solutions:
-  le jury Goncourt soumet au gouvernement la liste de sa sélection, et celui-ci retourne une liste expurgée
-  le gouvernement constitue la liste de la sélection
-  le gouvernement ajoute à une liste totalement libre fournie par le jury Goncourt le nom de l'ouvrage qui recevra le Prix
- la composition du jury Goncourt est remodelé, le gouvernement obtient une majorité de sièges, et le Prix est soumis à l'approbation du Conseil constitutionnel
- le ministère de la Culture se charge annuellement de la rédaction du Prix Goncourt, l'ouvrage étant attribué par tirage au sort  à l'un des locataires de l'Académie française ( on pourrait penser laisser les académiciens rédiger le texte : fausse bonne solution !).
- On interdit purement et simplement aux gens d'écrire, et l'on décrète que définitivement, la culture n'a pas de prix.

Questions accessoires : mais où voulait-il donc en venir ce ministre ? peut-on imaginer qu'il pensait pouvoir obtenir quoi que ce soit de la part du jury Goncourt ? ne lui est-il pas apparu qu'il en appelait à la censure, ce qui intelligemment, ne peut se faire de manière publique ?



Et puis, voilà que je m'interroge, voyez-vous ! (3)


Je ne me sentais guère de goût pour palabrer à propos de LA question de l'identité nationale. D'abord, je n'ai rien à vous en dire qui serait bien original, et j'ai mieux à faire quand je me rends au Café du Commerce, sinon que... je m'étonne que les instances en charge des affaires du pays, les mains dans le coltard, toujours à parapher à tour de bras et de stylo en or des règlements, des décrets, des arrêtés, et à inscrire des lois dans le marbre ( mais c'est leur boulot ! ) aient mis le sujet sur le tapis. Serait-ce qui leur court derrière le ciboulot de nous pondre une identité calibrée, noir sur blanc ( noir sur blanc ? vraiment ?), propre sur elle...
Je croyais que débattre de LA question relevait plutôt du rôle des historiens, des philosophes, des sociologues de tous poils ( non pas que ceux-ci soient à l'abri d'énoncer des "conneries" nombreuses, variées, et contradictoires, mais elles n'engagent qu''eux et comme le dit très bien mon compagnon de comptoir elle ne font pas "force de loi" - "force de loi" c'est pas quand on te dit que tu ne dois pas aider les sans-papiers par exemple, c'est quand on peut te traîner en justice parce que tu l'as fait), sachant que depuis quelques décennies maintenant, à force de le répéter, on est bien persuadé que cette fameuse identité est fluctuante, changeante, non seulement dans le temps, mais qu'elle donne lieu à l'instant Tà mille et une appréciations, jusqu'à plus soif ( ce qui explique la propension à en traiter au Café du Commerce).
Et puis, là dessus, si je puis dire, voilà que Claude Levi Stauss meurt. En voilà un qui aurait pu nous en dire des choses sur l'identité ( et qui d'ailleurs les a dites mais en élargissant un peu le débat, sur l'identité non pas nationale, mais humaine, et dans le sens d'une identité comme dénominateur commun, fondant l'unicité humaine).
Comme pour nous rappeler qu'il s'est trouvé un moment relativement récent de notre histoire où l'identité nationale a bénéficié de bornes et de limites, de calculs et d'ajustements, de frontières et de marquages, enfin d'une définition rigoureuse et légale. Et pas de chance, Claude Levi Strauss n'entrait justement pas dedans... Alors, on recommence ?


Et puis, voilà que je m'interroge, voyez-vous ! (2)

Voilà, la loi concernant la pénalisation des téléchargements s'est pris les pieds dans le tapis et s'est lamentablement rétamée... que voulez-vous, à l'heure qu'il était , on comprend que nul n'avait plus les idées très claires.
On jase d'abondance sur le nombre calculable ( à opposer à incalculable qui en règle générale veut dire beaucoup) de députés restés pour la séance de nuit. Y en a-t-il souvent  davantage ? C'est bien parce que cette affaire à tourner en eau de boudin que le fait de la rareté du député ( qui en fait sa valeur ...) a été soulignée. D'ordinaire, la loi passe, et les chiens ne quittent pas la niche...

Ceci dit, combien de députés ont perçu l'indemnité de séance de nuit ( dont je subodore qu'elle existe - mais j'avoue que la question est un peu mesquine) ?  Et pourquoi maintenir ces interminables parlementeries dont on voit bien qu'elles ne sont pas compatibles avec les autres charges des députés ? Si quelqu'un répond que les députés peuvent s'en abstenir parce que le travail parlementaire se fait ailleurs, posons-nous donc la question non de la nécessité de leur tenue ( faut bien voter les lois à un moment ou un autre que diable), mais pourquoi elles donnent lieu à ces si habituelles valses nocturnes et ne se trouvent pas expédiées ( techniques modernes existant) en un tour de clic ?


Et puis, voilà que je m'interroge, voyez-vous ! (1)

« Qui se plaindra si, fusse au prix d’une seconde coupure publicitaire, TF1 nous offre un film de Fellini… »

 Déclaration ( en substance) de Mme Christine Albanel, ministre de la Culture.


Ce propos à l’issue du marathon parlementaire concluant le vote de la loi sur l’audiovisuel.

Se plaindre, à voir, mais peut-être s’interroger.
Mme la Ministre a-t-elle une idée même vague de la raison pour laquelle les annonceurs  choisissent de se payer des minutes de télé ? Est-ce pour aider à la diffusion d’œuvres notoirement reconnues pour leur valeur culturelle ? Mais alors qu’est-ce qui aurait interdit jusqu’ici que cela nous valût des Fellini sur TF1 (la phrase du ministre semble bien indiquer que ce serait une innovation !) ? Et puisque c’est non, qu’est-ce qui ferait que cela change soudain parce que le gâteau à été multiplié par deux, sachant que les annonceurs attendent avant tout une massification de l’audience et que celle-ci est rédhibitoirement contraire à toute ambition culturelle ?

Et ce n’est pas la chaîne elle-même, soumis aux règles du libéralisme qui lui donne pour premier objectif de faire de l’argent qui va prendre la décision de programmer ces fameux Fellini, risque évident ne pas trouver d’annonceurs pour garnir cette seconde plage publicitaire, et donc de louper sa cible…
Une seconde plage publicitaire, ce ne serait en fait que l’assurance d’une dégradation supplémentaire , si le niveau actuel en laissait la marge.

En outre, dans le propos de Mme la Ministre, faut-il lire la renonciation programmée du Service public pour la diffusion de ce qu’elle considère elle-même comme le plus souhaitable sur les ondes, faute de moyens, on s’en doutera, puisqu’elle estime nécessaire un apport financier supplémentaire de la part de la publicité pour que TF1 puisse y parvenir, et que cette manne échappe désormais de par la loi aux chaînes publiques.

De plus, Mme la Ministre ne semble-t-elle pas appeler de tous ses vœux la présence massive devant le miracle d’un Fellini sur TF1, comme si la télévision avait de tout temps failli en la matière ? Comme si jamais rien n’égalant ou n’approchant la valeur d’un tel spectacle n’avait été donné à voir sur aucune chaîne, et qu’enfin, on avait trouvé la panacée ?
D’où cette ignorance de la valeur d’une chaîne comme ARTE, de l’ignorance de la réussite que constitue le concept ARTE, de la diversité des ouvertures et des découvertes qu’elle offre face aux perpétuelles resucées et rhabillages lourdement chargés d’insignifiance des programmes de TF1.

Mme Albanel peut-elle vraiment croire à une quelconque volonté culturelle de TF1 et comment peut-elle bien, à la vue de ce qui est offert depuis tant d’années , nourrir une telle naïveté ? Une telle naïveté, dites-vous ?

 
   
Par Jean-Michel LEVENARD - Publié dans : ACCUEIL
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